Situation hydrologique - Mars 2019 : un déficit pluviométrique proche de 45% sur l'ensemble de la France

20/03/2019

Les précipitations, très peu fréquentes, ont été peu abondantes hormis en début de mois. Le déficit, de 30 à 50 % du sud-ouest au nord-est, a souvent atteint 60 à 80 % du nord du Massif central au Jura, ainsi qu’au nord des Pyrénées et sur l’ouest du pourtour méditerranéen. À l’inverse, l’est des Hauts-de-France, la moyenne vallée du Rhône, les Alpes-Maritimes et l’ouest de la Corse ont enregistré des précipitations excédentaires. En moyenne sur le pays, le déficit pluviométrique a été proche de 45 %. Ainsi, la sécheresse des sols perdure en Auvergne et sur le nord-est.

Le niveau des nappes au 1er mars est hétérogène d’une région à l’autre. La situation reste assez similaire à celle du mois de janvier. La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une généralisation de la recharge, avec des niveaux globalement en hausse. Le phénomène est cependant tardif. Cette situation n’est pas très satisfaisante pour cette période pour laquelle on observe généralement une incidence plus marquée de la recharge hivernale. Les niveaux des cours d’eau reviennent doucement vers des valeurs normales pour la saison bien que des déficits soient toujours observés dans le centre du pays et sur un large quart nord-est. Les retenues d’eau présentent également de meilleurs taux de remplissage sur l’ensemble du territoire par rapport au mois précédent. Au 13 mars, 1 département a mis en œuvre des restrictions des usages de l’eau. Ils étaient 2 en 2018 et 8 à la même date en 2017.

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).