Situation hydrologique au 13 juin 2019 – Une pluviométrie déficitaire en moyenne et une recharge des nappes insatisfaisante

21/06/2019

Le mois de mai a été très contrasté sur le pays. La pluviométrie a été déficitaire sur une grande partie du territoire métropolitain, avec en moyenne un déficit proche de 20 %. Toutefois, les passages perturbés ont été fréquents du sud-ouest aux Ardennes ainsi que près des frontières de l’est et sur la Corse. Depuis septembre, le déficit pluviométrique reste proche de 20 % sur la France. La sécheresse des sols persiste de l’Indre au Cher et à l’Auvergne ainsi qu’en Corse. La Creuse, l’Allier, le Puy-de-Dôme et l’est du Cantal gardent des sols extrêmement secs. En revanche la sécheresse des sols a pratiquement disparu sur la région Grand-Est, la Haute-Saône et la Côte-d’Or.

La recharge des nappes n’a pas été satisfaisante, du fait d’un déficit pluviométrique durant l’automne et l’hiver 2018-2019. Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser ce déficit mais ont cependant limité l’impact du début de la vidange. Ainsi, la situation s’améliore légèrement en mai 2019 : les niveaux sont bas ou autour de la moyenne voire modérément hauts au sud-est. Localement, les pluies conséquentes ont ralenti la vidange : de légères augmentations de niveaux ont été enregistrées avant que les tendances ne repartent à la baisse. Seule la Corse qui a subi de fortes précipitations, a vu le niveau de ses nappes alluviales évoluer à la hausse. A noter que certains secteurs n’ont pas enregistré de recharge pendant la période hivernale, notamment en Bourgogne-France-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les précipitations, bien que localement excédentaires ont permis une légère amélioration des débits des cours d’eau, les niveaux de ces derniers restent majoritairement inférieurs à la moyenne. La situation des barrages présente des indicateurs de taux de remplissage globalement satisfaisants pour la période de l’année. Au 13 juin, 13 départements ont mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 3 départements avaient mis en place ces arrêtés et ils étaient 21 en 2017.

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).